samedi 16 janvier 2016

[ The Big Short : le casse du siècle d'Adam McKay ]

Réalisé par : Adam McKay
Avec Christian Bale, Brad Pitt, Ryan Gosling, Steve Carell …
Année 2015 


Mon avis 

2005 à Wall Street, quelques individus se rendent compte des erreurs du système financier américain. Ils profitent alors de l’aveuglement des médias, de l’Etat ou des financiers pour faire fortune.

L’an dernier, j’ai eu l’occasion de voir Le loup de Wall Street où Léonardo Dicaprio campe un trader dans les années 1980. Y sont dépeints tous les travers liés à l’argent, drogue et prostitution pour n’en citer que deux. Inspiré d’une histoire vraie, Le Loup de Wall Street est le parfait préquel à une autre histoire inspirée de faits réels, je nomme The Big Short. Car, ce film raconte avant tout la crise financière qui a ébranlé les Etats Unis et par effet domino, toute l’économie mondiale.

Pour un film sur l’économie, il pourrait nous perdre, devenir inintéressant aux yeux du public non connaisseur du domaine des finances et finir par nous ennuyer. Mais ici, la sauce prend. Avec réalisme et humour, il explique la crise financière, la décortique et nous l’explique. A de nombreux moments, des acronymes sont employés mais ils nous sont expliqués avec l’intervention de personnages – de personnes – qui n’ont rien à faire dans l’histoire, du style Selena Gomez. On ne devient pas pour autant un as de la finance, mais petit à petit on comprend les erreurs si on peut les appeler comme ça. Les acteurs sont quant à eux incroyables – ceci est mon avis personnel ! Christian Bale campe un docteur en économie employé comme gérant d’un fonds d’une société banquière. Il est le premier à relever l’échafaud bancal du système. Il est sans aucun doute le personnage le plus fort car atteint d’une maladie de désocialisation, on développe une empathie pour lui. Steve Carell, lui, campe un personnage en deuil, qui vient de perdre son frère, trader à Wall Street qui s’est suicidé. Il est certain que le système est pourri et cherche à le démontrer. Le jour où, sur une erreur de nom et de numéro, il accueille Javier -Ryan Gosling-, personnage antipathique au possible, il tombe des nus suite aux révélations que ce dernier lui fait. Ryan Gosling, avec une coupe de cheveux interdite !, le dit lui-même, il n’est pas le gentil de l’histoire. Je parle du meilleur à la fin, je parle bien sûr de Brad Pitt – un de mes acteurs préférés, oui oui oui. Lui, a le rôle d’un ancien trader qui a quitté Wall Street pour le Colorado. Il incarne un personnage un brin paranoïaque, retiré alors du monde réel de la finance. Il m’a fait rire et en même temps, il m’a touché car comme Steve Carell, il a ses blessures et ses failles.

Finalement l’histoire de ce casse « du siècle » est bien amère car la découverte des failles du système a entraîné la chute des banques, la mise à pieds de leurs salariés et la crise financière que l’on connaît tous. Cet amertume est particulièrement mise en scène à la fin du film où l’on retrouve un père de famille qui louait une maison en Floride à un bailleur qui avait le prêt pour l’achat de cette maison au nom de son chien ! Ce père de famille se retrouve à la rue et forcément, on ne peut pas rester de glace face à cette détresse.

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