jeudi 3 mai 2012

[ Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley ]

Auteur : Aldous Huxley
Genre : dystopie, science fiction
Editions Pocket
Année 2002
284 pages
Résumé 

Tout va bien dans le meilleur des mondes jusqu'à l'arrivée d'un homme conçu naturellement, qui réfléchit et lit William Shakespeare. Son comportement n'est pas conditionné et il va créer beaucoup de remous dans ce monde où tout est contrôlé.
Mon avis

Je ne sais comment commencer cet avis car je suis très mitigée par cette lecture. Tout d'abord, on m'en avait tellement dit du bien que je m'attendais à aimer davantage. Sans me laisser indifférente, car on ne peut pas l'être après cette lecture, je n'ai pas accroché à ce monde alternatif où même la procréation se fait grâce à la science.

L’écriture n’y est pour rien, c’est plutôt agréable et facile à lire. Mais j’ai trouvé que l’histoire était quelque peu dérangeante surtout quand elle change toutes les bases de notre société passée et actuelle telles que la procréation naturelle, la liberté, les sentiments, la monogamie mais aussi un seul État, une seule politique pour la planète. C’était très déstabilisant surtout quand les enfants sont poussés à l’épanouissement érotique par leur éducation. Élevés alors en batterie comme des animaux qu’on conditionne à écouter tout ce qu’on leur dit sans réfléchir. On les conditionne à utiliser et abuser du « soma » pour oublier leur état de soumission. 

Vous l'aurez bien compris, personne n'est vraiment libre dans ce nouveau monde. Le seul personnage qui est libre, c'est le seul personnage qui est perçu par les autres comme un être non-civilisé. Je parle bien sûr de John le Sauvage. Il a été élevé dans une réserve où les hommes chassent, où ils ne parlent pas la langue de la civilisation, où ils ont encore des enfants "naturels". Néanmoins, sa mère était une ancienne de la "civilisation", elle a donc appris à lire et a transmis ce savoir à son fils rejeté par les enfants de la Réserve. Amené par Bernard Marx et Lénina Crowne à Londres, il ne comprendra pas ce monde où les femmes ont plusieurs amants, où tout le monde prend du "soma", une drogue qui fait se sentir bien, qui fait oublier les mauvais sentiments. 

C'est un roman d'anticipation très proche de la dystopie, car ce monde n'est pas parfait. Comme je l'ai déjà dit, les comportements des habitants sont conditionnés depuis leur plus jeune âge. Cette civilisation est divisée en cinq castes qui déterminent la fonction des individus de la société. Tout est contrôlé par la science, même les naissances. Plus personne naît d'une mère et d'un père. Les membres des castes des Alphas et Bêtas gèrent les naissances et les enfants. Tout d'abord la fécondation se fait par flacons, les enfants sont ensuite élevés par des infirmières qui les conditionnent grâce à des enregistrements passés en boucle pendant qu'ils dorment et grâce aussi à des jeux visant à les éduquer. Cette nouvelle société ne croit pas à la fidélité dans un couple, ainsi femmes comme hommes sont poussés à avoir des relations avec de multiples partenaires. De plus, l’État mondial a un service de "propagande".

En résumé, je n'ai pas trop accroché à ce récit. Je l'ai trouvé décevant vis-à-vis de tous les avis que j'avais lus et vus sur cette œuvre. Mais rien ne vous empêche de le lire car il nous fait nous poser des questions sur la société actuelle. Dans le même genre, j'ai largement préféré Ravage de René Barjavel.

1 commentaire:

  1. Bien sur que l'histoire est dérangeante! Bien sur que "l'idéal" présenté est totalement inacceptable! C'est bien le but du livre qui est une critique de la société de son temps et des dérives qui nous menacent :D Salutations amicales
    Eric Itschert
    http://itschert-eric-expose.skynetblogs.be

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