mardi 12 mars 2013

[ La couleur des sentiments de Kathryn Stockett ]




Résumé de la quatrième de couverture (éditions Jacqueline Chambon)

Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s’occupent des enfants.
On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L’insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s’enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s’exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu’on n’a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l’ont congédiée. Mais Skeeter, la fille des Phelan, n’est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s’acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l’a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même lui laisser un mot.
Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié ; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante. 

Mon avis


Les années 1960 ou les années les plus noires aux Etats- Unis. J'ai lu beaucoup d'avis sur ce livre avant de me décider, il y a eu des coups de coeur comme il y a eu des déceptions ... Et pour moi, c'est un roman gros coup de coeur. 

Gros coup de coeur car ce livre m'a transporté aux Etats- Unis pendant la lutte contre la ségrégation raciale. Je dois vous l'avouer, ce n'est pas un thème qui m'intéresse d'emblée et pourtant j'ai quand même été emportée par le récit grâce aux personnages de l'histoire. 

Tout d'abord, l'histoire n'est pas manichéenne : les Noirs et Blancs ont chacun leurs défauts ET leurs qualités. Il n'y en a pas un pour rattraper l'autre même si je l'avoue, les Noirs sont attachants. 

Ensuite, je salue l'auteur pour sa dextérité d'écriture. En effet, elle allie les différents points de vue (tous internes mais en alternance entre les trois personnages principaux) en devenant l'un des personnages. Ainsi, tout est à la première personne mais chose qui m'a bluffée, le style de l'écriture change avec le personnage. Ainsi, Eugenia Pheelan -Skeeter- la gentille bourgeoise blanche n'écrit pas avec le même style ni le même ton ou encore le même vocabulaire que Aibileen ou Minny, les deux bonnes noires qui entre elles, ne parlent pas non plus de la même manière. 

Puis, j'ai trouvé que l'histoire était, de par les faits mentionnés ci-dessus, très originale. La narration est totalement coupée au point qu'on ne se lasse jamais de ce va-et-vient entre ces trois personnages. Le temps n'est pas fixe et ne se déroule pas comme dans la réalité, certes l'histoire se poursuit et avance mais pour autant, on a pas de trous dans la narration. 

De plus, on ne connait pas toutes les réponses aux questions que nous pose le récit mais à chaque réponse apportée, une nouvelle question. J'ai beaucoup aimé ce procédé car je ne me suis ni lassée ni ennuyée. On ne peut pas anticiper ce qu'il se passe. 

En bref, une très bonne lecture, un très bon moment et je ne trouve aucun défaut à pointer du doigt. Ah si, peut être le personnage de Hilly, une vraie peste de Blanche qu'on a envie de gifler pour qu'elle se calme et revienne sur Terre. Maintenant, j'ai beaucoup hâte de voir le film pour la comparaison ... Un vrai plaisir de lecture !

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