lundi 25 mars 2013

[ Le dieu de carnage de Yasmina Reza ]



Pendant mon stage, j'ai deux heures de pause entre 12H et 14h mais que faire pendant ce temps-libre ? Je l'ai transformé en temps-livre, en choisissant sur une étagère, une toute petite pièce de théâtre de Yasmina Reza. 
De ce dramaturge, j'ai déjà lu Art que j'avais bien aimé grâce aux dialogues de ces deux personnages et à cette réflexion sur ce qu'est l'art et surtout, l'art contemporain. 

Quatre personnages, pas plus pas moins. Deux couples qui se rencontrent pour discuter de leurs enfants qui se sont battus à l'école. Au départ, très courtois les uns avec les autres, ils se racontent leurs vies et découvrent peu à peu leur manière de vivre et d'élever leurs enfants. 

J'ai trouvé cette pièce très drôle car la situation dans laquelle sont les personnages prêtent à rire. Ils se jaugent, se critiquent se lancent des piquent avec une franche hypocrisie. Cela nous rappelle -et surtout me rappelle- l'hypocrisie des gens à se parler, se dire des choses et en penser d'autres, juger les gens etc. 
Ils ont beau être prénommés Alain, Michel, Annette, et Véronique, on les imagine très bien être des anonymes dans la foule. Une réunion, une rencontre entre ses inconnus. 

Mais cette rencontre, comme le titre l'indique, tourne très vite au vinaigre. Le ton monte d'un cran pour notre plus grand plaisir. Ils se jaugent, ils se détestent, s'énervent et ça part en vrille : ça boit, ça vomit et ça s'envenime. Les relations sociales à la française quoi. C'est très bref mais c'est une scène très vive. Au début calme et posé, tout change quand les jugements arrivent. On assiste à une tension croissante de la part des personnages qui à force de crispations, de faux-sourires, explosent spectaculairement. 

Lire une pièce de théâtre telle que celle-ci est un plaisir, la voir est peut être même encore meilleure !

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