dimanche 7 avril 2013

[ Un léger passage à vide de Nicolas Rey ]


Résumé 


Trentenaire, Nick est un jeune papa qui traverse une période trouble qu'il essaie de remplir avec des maîtresses, les cigarettes et les drogues. 

Mon avis


Récit à la première personne et au premier abord autobiographique, je découvre cet auteur que je ne connaissais pas auparavant. 

C'est un livre qui m'a un peu troublé et j'ai du mal à vous en parler ... 
D'abord,  une particularité sur la structure : chaque chapitre se complète et suit le même fil conducteur. Pourtant, il y a des ellipses entre les récits de chacun des chapitres et on ne perd pas le fil conducteur. 
Au niveau de la forme, l'écriture est hachée, cynique et un brin caustique. J'ai trouvé que son humour était très proche de celui de Beigbeder, l'arrogance en moins. 

Si je devais lui attribuer une note sur cinq, ce serait 2 car sans détester, je ne suis pourtant pas parvenue à rentrer dans l'histoire. Certains passages prêtent à rire, d'autres, au contraire, nous émeuvent et certains nous laissent indifférents. Les phrases sont courtes, incisives. J'ai eu un peu pitié du narrateur qui est complètement perdu dans sa vie. Il aime sa femme et son fils et pourtant, il sombre dans les méandres de l'alcool et de la drogue. Seul son fils est sa joie de vivre et est le seul remède à son mal-être - ou son passage à vide

On en a tous d'ailleurs, vous savez ces moments- là où rien ne va et où au lieu de vivre notre vie, on la voit défiler sans parvenir à créer son emprise dessus. Ces moments où on a l'impression qu'on ferait mieux de tout lâcher. Ici, c'est donc tout cela qui nous est raconté avec une plume légère et détachée ... c'est ce qu'on pourrait croire tellement certains passages sont très éloignés des perceptions de l'auteur - narrateur. 

Certes il parle de lui, mais il a une capacité à utiliser le "je" sans pour autant que le récit dégouline de sentiments. Ce n'est pas mièvre. Cette incapacité à ancrer son emprise sur la vie réelle, sur sa vie ... on dirait un spectateur et on l'imagine très bien continuer sa vie mais sans vraiment y participer. Il est là physiquement, mais son esprit est ailleurs. Centré sur son fils, il ne veut pas le décevoir mais se rend compte qu'il le fait tout de même. C'est ce lien qui va le sauver de l'autodestruction que ce léger passage à vide va lui inspirer à travers tout désinhibiteur - drogues, alcools- à sa portée. 

En bref, lecture peu passionnante mais qui passe le temps. Elle va également très vite à lire. 

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