mercredi 23 juillet 2014

[ Panorama City d'Antoine Wilson ]


Auteur : Antoine Wilson
Genre : littérature américaine, contemporain
Editions Buchet/ Chastel
Année 2014
320 pages


Résumé


Sur son lit d’hôpital, Oppen Porter est occupé à enregistrer des cassettes-testament pour son enfant à naître, Juan-George.
Quarante jours plus tôt, sa vie tranquille d’idiot du village a basculé : son père est mort, le laissant orphelin. Incapable de vivre seul, Oppen, qui se définit comme un « absorbeur lent », se retrouve placé chez sa tante à Panorama City, archétype de la ville de banlieue californienne sans âme. De rencontres hasardeuses en petits boulots abrutissants, de gourou en psychiatre, il entame une improbable odyssée, guidé par une idée fixe : devenir un homme du monde.


Mon avis 


Avant de commencer mon avis, je tiens à remercier les éditions Buchet/ Chastel pour cet envoi et le réseau social littéraire Babelio et leur opération Masse Critique pour cette découverte. 

J'aime découvrir des univers et des lieux atypiques et c'est ce qu'a fait ce roman sur mon imaginaire. Le personnage principal de ce roman, Oppen Porter, est une personnalité hors du commun. Au début de la lecture, j'ai été désarçonnée par le style de l'auteur puis, j'ai compris qu'il souhaitait faire ressortir l'originalité de la personnalité d'Oppen et la façon de penser et de parler de ce même personnage. Cela contribue à créer des liens avec Oppen et de le comprendre. 

Sur son lit d'hôpital, il s'adresse à son fils - pas encore né - et raconte sa vie. Grâce à son point de vue, on découvre un œil frais sur la société américaine et surtout sur les traditionnelles banlieues américaines que l'ont voit dans les séries américaines (je pense à Desperate Housewives et dans un autre registre à Weeds). Avec une ironie ingénue, on découvre la ville de Panorama City ; là où il ne fait pas bon de traîner et de parler à tout le monde. Dans cette ville, Oppen se cherche et il cherche à se faire des amis, gagner sa vie et surtout il cherche à atteindre son idéal de vie : devenir un homme du monde. 

Sur sa route, il va rencontrer divers personnages qui l'amènent à réfléchir sur sa vie et sur son objectif. Sans qu'Oppen ne s'en rende compte, il évolue. Il change au gré de ses rencontres avec un certain Paul Renfro -mais pas que - et surtout, il réfléchit sur ce monde trop carré où tout est compté, mesuré à la minute près. Et de la même manière, il nous fait réfléchir aux conventions sociales de son monde qui est également le nôtre. 

Personnellement, j'ai bien aimé ce récit. En plus de mettre en scène un personnage hors du commun, il nous fait réfléchir sur le monde qui nous entoure. Oppen est, certes, un "absorbeur lent", mais également un penseur qui nous amène à nous poser des questions qui, au premier abord, ne nous seraient pas venues à l'esprit. J'ai trouvé ça génial de suivre son cheminement de pensée alors qu'il est considéré comme idiot par tout son entourage. 

De plus, je l'ai trouvé très attendrissant. Je n'ai eu qu'une envie pour Oppen : je voulais qu'il trouve sa place et surtout qu'il continue de nous raconter sa vie. J'ai trouvé la fin très rapide. Elle finit avec la même douce ironie qui caractérise le style de l'histoire. Pour moi, il s'agit d'une très bonne découverte. Je ressors de ma lecture satisfaite et attendrie par le personnage principal. Oppen est sans conteste LE personnage à qui on finit par penser plus tard - un peu comme un Tyler Durden du Fight Club de l'écrivain Chuck Palahniuk. 

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