jeudi 23 avril 2015

[ Terminus Radieux d'Antoine Volodine ]


Auteur : Antoine Volodine
Genre : science-fiction
Editions du Seuil
Coll. Fiction & Cie
Année 2014
624 pages

Résumé

La région, dévastée par des accidents nucléaires, est à jamais inhabitable. Entourés de paysages grandioses, des soldats fantômes, des morts vivants et d’inquiétantes princesses s’obstinent à poursuivre le rêve soviétique. Désormais le centre du monde a un nom, Terminus radieux, un kolkhoze dont la pile atomique s’est enfoncée sous terre. Solovieï, le président du village, met ses pouvoirs surnaturels au service de son rêve de toute-puissance : vie et mort, amour éternel, renaissance. Assisté par l’immortelle Mémé Oudgoul, il règne en maître sur le destin des hommes et des femmes qui ont atterri là.


Mon avis
Ce roman est assez particulier, à la fois dans sa lecture mais également dans l'état dans lequel il met son lecteur. Explications :
Avant de l'entamer, j'ai été très intriguée par le résumé de la quatrième de couverture qui décrit un monde post-apocalyptique en Sibérie. En lisant ce résumé, j'ai très vite repensé à un coup de cœur de l'année 2012, je parle de La Route de Cormac MacCarthy. Bon, l'atmosphère post-apo y est bien mais avec un brin de fantastique avec notamment deux personnages assez étranges, Mémé Oudgoul, immortelle et centenaire, et Solovieï, une sorte de médium qui utilise des pouvoirs psychotiques pour éloigner les personnes voulant rejoindre le Terminus Radieux.
Je suis légèrement dubitative quant à l'histoire finale. J'étais franchement contente de lire un prix littéraire reconnu adressé à un roman de science-fiction. Mais j'avoue qu'au final, j'ai déchanté. Ayant fini le livre, je n'ai pas l'impression d'avoir appris davantage de choses que le résumé dévoile déjà. La lecture a été assez laborieuse avec un certain nombre d'énumérations de noms de plantes ou des descriptions flashs sous forme de puces qui alternent entre passé et présent des personnages.
L'histoire n'est pas désagréable à lire et est assez simple à suivre ; cependant, j'ai l'impression qu'il m'a manqué un certain background de connaissances pour en saisir tous les points. Il m'a manqué des connaissances historiques sur l'ère soviétique -  même si ici l'univers est entièrement inventé par l'auteur - mais également des connaissances en littérature russe. Il faut vraiment que je me refasse une culture en littérature étrangère, notamment russe.
Ce livre a reçu le Prix Medicis pour l'année 2014 et malheureusement, c'est une de mes déceptions pour les prix littéraires de l'an dernier, avec Pas Pleurer de Lydie Salvayre pour d'autres raisons. J'ai, par ailleurs, l'impression d'être passée à côté de l'histoire qui pour moi n'a eu aucun sens et j'ai eu davantage l'impression de lire un rêve post-apo particulièrement bien imagée.
En bref, pour moi, il est clair qu'il s'agit d'une déception. Je m'attendais à autre chose de plus prenant avec une histoire et non un non-sens de personnages. Le résumé m'en a appris autant que la lecture de l'histoire. Certainement un livre que je devrais relire à un autre moment de ma vie, après avoir acquis des connaissances sur l'Histoire de la Russie et sur la littérature russe... enfin, si j'en ai le courage.

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