mardi 29 décembre 2015

[ Le Quatrième Mur de Sorj Chalandon ]

Auteur : Sorj Chalandon
Genre : contemporain
Editions Le Livre de Poche
Année 2014
327 pages

Résumé 


Au début des années 1980, Sam, grec réfugié en France, décide de monter Antigone au Liban avec des acteurs de différents courants religieux du pays. Son but est la paix  le temps d'une représentation sur le territoire libanais. Malade, il demande à son ami George de prendre le relais...
Mon Avis


Il y a de ces avis qui sont particulièrement difficiles à écrire, pas parce qu'on n'a pas aimé le livre mais au contraire, parce qu'on l'a viscéralement aimé. Le Quatrième Mur fait partie de ces romans-là. L'histoire a priori n'est pas de celle que j'aime, ni que je retiens et pourtant dès les premières pages du récit, j'ai adoré !

Je ne connais pas bien - voire pas du tout - l'histoire et les conflits du Proche Orient. Ils ont commencé alors que je n'étais pas née et depuis, j'ai l'impression que c'est loin et qu'ils ne trouveront jamais d'entente et ne feront jamais de trêve.

L'histoire commence en France ; George, le narrateur, raconte sa rencontre avec Sam, un personnage qui l'intrigue et le fascine dès les présentations. La première partie du roman sert principalement de contextualisation de l'époque et dans la présentation de tous les personnages. Ensuite, on quitte la France et on se précipite dans les préparation de la pièce, Antigone, à Beyrouth au Liban. Dans la dernière partie, c'est la représentation et le dénouement de l'histoire, le chaos de la représentation. Le chaos de la guerre. 

Sam rêvait de paix dans un monde qui n'aspire qu'à la guerre. Il veut y faire jouer la pièce de théâtre qui l'a fait vibrer toute sa vie, il veut la faire jouer dans un pays ravagé par les conflits. Et puis, George est mêlé à l'histoire, occupé comme il est à rendre réel la volonté d'une vie. 

Personnellement, j'ai été bouleversée par l'histoire. Quand George est au Liban, on voit bien que le pays n'est pas en paix mais on a l'impression que tout le monde attend la pièce et comprend les enjeux. Et puis, dans la troisième partie, tout se détraque. La guerre, on la vit. C'est dérangeant mais, ça ne m'a pas fait lâcher le bouquin. On est pris dans une espèce de spirale, on veut que tout s'améliore. On veut que George aille bien...

En bref, c'est un livre poignant, saisissant de réalité, qui nous donne envie de lire - ou relire - Antigone, la version d'Anouilh. J'ai été bouleversée par l'histoire, par George, par l'histoire du Proche-Orient, par les relations conflictuelles entre les habitants. J'ai été touchée, révoltée par l'histoire et je ne peux que vous conseiller ce roman !

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