dimanche 1 avril 2018

[ Le Mouron rouge, tome 1 de la Baronne d'Orczy ]

Auteur : Emma d'Orczy dite Baronne d'Orczy
Genre : fiction historique, classique
Editions l'Archipel
Coll. Archipoche Classiques
Paru en janvier 2018
322 pages

Résumé

1792. Paris est aux mains des révolutionnaires, qui vouent les aristocrates à la geôle ou à la guillotine. Un chevalier anglais se donne pour mission de leur épargner la mort en facilitant leur évasion outre-Manche. C’est le baron Percy Blakeney, champion du travestissement et as de la rapière, qui agit sous le nom de « Mouron rouge ». Même son épouse, une actrice française expatriée, ne sait rien des manigances de son mari et de ses téméraires lieutenants. Jusqu’au jour où son frère est enlevé, menacé d’être tué si elle ne révèle pas au Comité de salut public l’identité du comploteur… L’agent Chauvelin, patriote fanatique, est quant à lui prêt à tout pour démasquer le Mouron rouge…

Mon avis


En février, j’ai eu la chance de découvrir ce roman grâce aux éditions l’Archipel que je remercie pour l’envoi. Lors de mes études, j’ai eu l’occasion de découvrir et d’étudier certains auteurs du XIXème siècle. J’y ai en particulier découvert Alexandre Dumas que je n’avais jamais lu avant. Avec lui - et Edmond Dantès,  personnage principal de son roman Le comte de Monte Cristo -, je découvrais les romans de cape et d’épées, des romans d’aventures que beaucoup lisent dès l’école primaire. Depuis cette découverte, j’avoue ne pas m’être replongée dans l’univers de l’auteur ou dans les romans appartenant à ce genre en particulier. Toutefois, avec ce roman, je replonge avec délice dans un roman - en 9 tomes tout de même - d’aventure. 

Avant ce jour, je n’avais jamais entendu parler de la Baronne d’Orczy et de son oeuvre. Avec Le Mouron rouge, elle signe une saga où la fiction se mêle à la réalité historique et où l’on découvre un Paris post Révolution française assez chaotique… L’histoire commence en 1792 - une date clé pour qui se rappelle les cours d’Histoire puisque cette année-là signe la fin de l’Ancien Régime en France - le Mouron rouge sauve l’aristocratie française de la guillotine des révolutionnaires en les faisant passer en Angleterre. Il prend tous les risques au nez et à la barbe des milices chargés des arrestations. Obligé de mener une double vie, il cache son identité à tous et en particulier à sa femme. 

Avec ce premier tome, la Baronne d’Orczy livre un récit qui a fait palpiter mon coeur durant toute la lecture. Même si on se doute de l’identité du Mouron rouge, notamment parce que le résumé de quatrième de couverture nous le dévoile, on ne peut pas s’empêcher de se perdre avec plaisir dans la succession d’événements et dans l’intrigue principale. Puis, je dois bien avouer que cela fait très longtemps que je n’ai pas lu de roman écrit dans les XVIIIè- XIXème siècle et j’ai pris énormément de plaisir à lire un roman stylistiquement classique. En effet, l’auteur utilise le langage de l’époque - son langage à elle puisqu’elle a écrit ce roman au XIXè siècle - mais il est néanmoins très facile à lire au contraire de certains romans publiés à la même époque.

Personnellement, j’ai passé un bon moment en compagnie des différents personnages, notamment Marguerite la femme du Mouron rouge qui pendant tout le roman cherche à sauver son frère. J’ai aimé retrouver une écriture classique autant que j’ai aimé me replonger dans l’Histoire révolutionnaire de la France - il faut bien avouer que c’est une période tout à fait fascinante même i assez sanglante. Par ailleurs, la Barrone d’Orczy a réuni tous les ingrédients d’un bon roman de cape et d’épée dont on prend plaisir à lire. Je pense continuer à lire les autres tomes s’ils sont re-publiés. 

En bref, avec ce premier tome, je découvre la plume de l’auteur et je replonge dans une période de l’Histoire qui m’a énormément plu lors de mes études. De même que lire ce premier tome m’a donné envie de me replonger dans un roman coup de cœur, le Comte de Monte Cristo d’ALexandre Dumas, maître ultime du genre de cape et d’épées.

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