[ Le trou d'Oyvind Torseter ]

Auteur : Oyvind Torseter

Nationalité : norvégienne

Traduit par Jean-Baptiste Coursaud

Genre : bande dessinée

Editions La joie de lire

Paru en avril 2013

 64 pages

Le trou est une lecture qui m’a marquée sans bruit. Je ne l’ai pas refermée avec le sentiment d’avoir compris quelque chose de précis, mais plutôt avec une impression persistante, difficile à nommer. Ce trou, au fil des pages, m’a semblé devenir autre chose qu’un simple élément du récit : une présence, un manque, quelque chose qui résonne avec mes propres zones de flou. J’ai aimé cette façon qu’a le livre de ne jamais forcer le sens, de laisser de la place au doute et au ressenti.

En repensant à mon parcours de lectrice, je me rends compte que ce sont souvent ces œuvres-là qui me restent : celles qui ne cherchent pas à rassurer, ni à conclure clairement. Le trou s’inscrit dans cette lignée de lectures qui continuent de m’accompagner après coup, presque en sourdine. Une bande dessinée discrète, énigmatique, qui me fait confiance en tant que lectrice et qui trouve sa force précisément dans ce qu’elle ne dit pas.

En bref, une lecture étrange et silencieuse. Le trou ne m’a pas donné de réponses, mais une sensation persistante. J’y ai retrouvé ce que je cherche de plus en plus dans mes lectures : de l’ambiguïté, de l’intime, un espace pour projeter mes propres questionnements. Un livre qui ne se ferme pas vraiment, même une fois terminé.

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