[ Les cowboys sont fatigués de Julien Gravelle ]

Auteur : Julien Gravelle

Nationalité : québécoise

Genre : policier

Editions du Seuil

Paru en janvier 2012

208 pages


Aux confins du Québec, dans la forêt boréale, Rozie vit seul dans son laboratoire clandestin entouré du froid et de ses chiens. Son job : assurer la fabrication d’amphétamines pour des trafiquants du cru. Seulement Rozie est las, et voudrait bien passer à autre chose, se ranger. Mais les dieux semblent en avoir décidé autrement, l’assassinat d’un gros bonnet va chambouler sa petite vie tranquille de chimiste. Son passé le rattrape, lui et sa véritable identité.

Lire un roman en québécois, ou du moins truffé d’argot québécois, peut être assez déroutant. Cela fait travailler les neurones pour déchiffrer le sens des mots, et ce n’est pas plus mal de se frotter à la langue de temps en temps. Jamais la langue française n'a autant fait travailler mon imagination pour comprendre les significations et les enjeux derrière les mots.

Pour le reste, c’est un polar qui file à toute allure, loin de ceux qui prennent le temps de poser leur intrigue. On suit Rosie, chimiste façon Breaking Bad, qui doit sauver sa peau après que le chef du cartel a été tué par un autochtone cherchant son fils… 

Le lien entre les deux ? À vous de le découvrir ! Franchement, une excellente surprise : un roman qui tient la promesse de sa quatrième de couverture. Ce n’est pas seulement un polar, mais aussi un récit social sur les populations vivant près de Fond-Du-Lac, au Canada. Alors c'est vrai que je ne lis pas beaucoup d'auteurs québecois, mais à chaque fois je tombe sur des romans pépites, que ce soit ici avec un roman noir digne d'un polar ou bien les romans d'Eric Plamondon, Taqawan en tête - même si j'ai bien aimé Oyana aussi. 

Bref, vous cherchez un roman noir entre polar et roman social, Les cowboys sont fatigués est un roman parfait pour vous :) Surprenant même s'il tient les engagements pris dans la quatrième de couverture. 

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