[ Blade Runner de Philip K. Dick ]

Auteur : Philip K. Dick

Nationalité : américaine

Traduit par Sébastien Guillot

Genre : science fiction

Editions J'ai Lu

Année 2008

251 pages


Rick Deckard, blade runner bas de gamme, se retrouve avec les dossiers du Blade runner Dave, premier de sa région. Il doit alors éliminer les Nexus-6, des androïdes plus intelligents que les humains mais dénués d'empathie. Mais, la recherche de ces robots et sa rencontre avec Rachel Rosen, une androïde très différente de ce qu'il a appris sur les nouvelles intelligences artificielles va bouleverser son monde.



J'ai commencé cette lecture car j'étais intriguée par le film qui me fait de l’œil depuis pas mal de temps. Mais, comme je préfère lire avant de voir l'histoire, j'ai décidé de lire ce roman sans tarder. 

J'en ressors très satisfaite car j'ai trouvé l'histoire captivante. Celle-ci se déroule dans un monde futuriste où la Terre n'est pas celle que nous connaissons. Ne restent sur la planète bleue que quelques rares humains puisque les autres ont émigré sur Mars, l'Etat, qu'on imagine aisément propagandiste de par le manque de programmes dans les médias et, également, la présence de ces boîtes à empathie qui contrôlent alors les émotions des Hommes.

Rick Deckard est un anti- héros. Il n'a rien de particulier, son couple bat de l'aile et il n'est pas bon dans son boulot. Toutefois, quand on lui confie ce dossier, il va se montrer particulièrement performant. Il va réformer ces Nexus- 6, nouveaux androïdes débarqués illégalement sur la planète Terre, en moins d'une journée tout en s'interrogeant sur lui et sur la manière dont il ressent son environnement. Il s'interroge donc sur son degré empathique. Il n'est plus sûr que cela le différencie des androïdes. Sont- ils vraiment des "choses" ? Ou ont- ils une conscience ? 

L'auteur nous livre ici un récit post-apocalyptique où les animaux sont d'ailleurs rares et sont signe de richesse et de respect. Le personnage Rick Deckard rêve de pouvoir se payer un animal, son animal à lui étant un mouton électrique, signe de honte pour lui comme pour sa femme. Quand il rencontre Rachel Rosen, elle le force à réfléchir sur l'intérêt de son métier, sur ce qu'est l'empathie et sur la conscience. 

En dehors de cela, tout est fait pour que la population émigre sur Mars où tout apparaît alors comme une fête avec androïdes de compagnie, animaux, richesses et bonheur permanent. Mais la réalité est toute autre : les androïdes révèlent à John Isidore, un humain classé "spécial" (c'est-à-dire idiot d'après des tests de QI que les humains doivent passer) qui les aide à se cacher tout en les craignant, en particulier depuis l'histoire de l'araignée. 

Le narrateur, Rick Deckard, dévoile autant son combat intérieur que les batailles extérieures, dans ce sombre monde. C'est une vision assez pessimiste de l'avenir et surtout de la question du nucléaire, car oui, si la Terre se dépeuple et si les animaux sont en voie d'extinction, c'est à cause d'une guerre nucléaire. 

Cette humanité continue à se battre, émigre et crée des intelligences artificielles proches de l'Humanité qui peuvent tout bouleverser et tout détruire, par "esprit de défaillance". Consciemment ou inconsciemment, la machine (réfléchie de manière à copier l'humain) finira-t-elle par remplacer l'humanité ? Ou l'humanité finira-t-elle machine ?

Commentaires

  1. Avez-vous vu LES films, celui, mythique, de Ridley Scot, et sa "suite" (Blade Runner 2049) de Denis Villeneuve?
    (s) ta d loi du cine, "squatter" chez dasola

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    1. bonjour, j'ai effectivement vu ces deux films qui sont bien différents du roman de Philip K. Dick.

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