lundi 19 décembre 2016

[ Mots rumeurs, mots cutters de Charlotte Bousquet & Stéphanie Rubini ]

Scénariste : Charlotte Bousquet
Illustratrice : Stéphanie Rubini
Genre : bande dessinée, jeunesse
Parution le 4 septembre 2014
71 pages

Mon avis

Précédemment, je vous ai parlé d'Invisible et de Rouge Tagada, deux romans graphiques appartenant à cette quadrilogie présentée par les éditions Gulf Stream. La collaboration d'auteurs, Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini, présente ici un autre personnage de la classe, Léa, qui vit sa vie paisiblement au collège. 

Son attirance pour le beau Mathéo va créer des jalousies dans sa classe et elle va en subir les foudres … Lors d'une soirée entre filles, elle joue à Action ou Vérité. Sans penser à mal, elle choisit Action et exécute son gage : se dénuder devant ses copines. Le lendemain, elle est accueillie par des regards hostiles et très vite, elle comprend que le jeu entre copines s'est ébruité et ce qu'elle pensait être un gage innocent s'est révélé être une vengeance de la part de ses copines, jalouse d'elle.

Dans ce tome-ci, les auteurs abordent avec honnêteté et sans artifice le harcèlement scolaire. Les dessins de Stéphanie Rubini et le texte de Charlotte Bousquet montrent les engrenages du phénomène sur Léa, montre ses sentiments, son désarroi et sa solitude. Les autres l'isolent, la brutalisent. Celles qui se prétendaient ne cherchent pas à comprendre d'où vient la rumeur et elle est humiliée au quotidien. Elle qui appartenait aux groupes des populaires se retrouve rejetée. Aux insultes, aux menaces verbales, s'ajoutent l'humiliation publique et les menaces physiques.


En bref, un roman graphique qui frappe encore en plein dans la détresse de nos adolescents. Bande dessinée coup de poing, ce tome est autant à lire que les précédents. A mettre entre toutes les mains pour comprendre et faire comprendre les rouages du harcèlement scolaire. Pour qu'harcelés ne se sentent pas seuls et qu'harceleurs comprennent leurs actes et en voient les conséquences. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire